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Yagg : c’est terminé

Yagg : c’est terminé

Update 26 octobre 2016 :

Notre ami Yagg vient d’être mise en liquidation judiciaire. Le tribunal de commerce de Paris a prononcé hier la liquidation de LGNET, la société éditrice de Yagg. Cela nous rend particulièrement triste non seulement pour les équipes de rédactions mais également pour les LGBT francophones qui perdent une voie unique qu’était Yagg.

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News du 15/096/2016

Lancé en novembre 2008, le «média unique en son genre» a été placé «sous la protection du tribunal», ont annoncé ce jeudi ses fondateurs. Une nouvelle peu rassurante pour le paysage de la presse communautaire, réduit comme peau de chagrin ces dernières années.

Mauvaise nouvelle pour la presse communautaire lesbienne, gay, bie et trans (LGBT). Ce jeudi, les fondateurs de Yagg.com ont annoncé dans une note «à leurs lectrices et leurs lecteurs» que le «média unique en son genre» avait été «placé sous la protection du tribunal», une périphrase synonyme de redressement judiciaire. «C’est un redressement judiciaire», confirme à Libération Xavier Héraud, le rédacteur en chef de Yagg.com, qui précise : «en temps normal, la période d’observation est de six mois mais comme notre situation est difficile, on a jusqu’au 14 octobre.»

Des difficultés économiques chroniques
Pour sortir de la mouise, l’équipe cherche donc un repreneur pour«donner le nouvel élan nécessaire au développement de Yagg». Car depuis son lancement, en novembre 2008 par des anciens de Têtu (Judith Silberfeld, Yannick Barbe, Xavier Héraud et Christophe Martet), connaît des difficultés économiques chroniques et «un manque d’investissement». Pour souffler, les fondateurs du journal en ligne avaient alors opté à l’été 2015 pour un modèle économique payant par abonnement, à l’image de nombreux pure-players (Mediapart, Les Jours, Les Nouvelles News, Le Quatre Heures). Sans pour autant atteindre la jauge salutaire des 3000 abonnés.

«Tous les jours on a de nouveaux abonnés, mais ce n’est pas encore suffisant et de nombreuses campagnes de pub comme celle l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) ont été reportées de plusieurs mois», précise Xavier Héraud. Au printemps dernier, l’obtention d’une enveloppe du Fonds pour l’Innovation numérique de la presse de Google par le site, reconnu d’information générale et politique, n’a en revanche pas suffi pour sortir de ses difficultés la société éditrice LGNET et ses 5 salariés.

La disparition d’un tel journal du paysage médiatique aurait par ailleurs de graves conséquences, assure son rédacteur en chef. «Si on disparait, il ne restera que Têtu.com, qui s’est relancé mais avec une dominante gay. C’est pour ça qu’on essaie de se battre pour faire vivre la diversité LGBT, poursuit Xavier Héraud. Dans le contexte de la présidentielle,avec Sens commun et La Manif pour tous qui essayent de mobiliser sur ces thématiques, malgré les prudences d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, on pense que c’est important qu’il existe une presse et un média LGBT comme le nôtre.» Un peu plus d’un an après la disparition des kiosques du magazine gay Têtu, et malgré des initiatives comme le mook lesbien Well Well Well, le magazine Garçon ou le mensuel lyonnais Hétéroclite, l’annonce de la fermeture probable de Yagg n’inaugure rien de bon pour la presse LGBT. Comme le relevait Slate.fr,sa vitalité est pourtant nécessaire pour la visibilité, l’expression et les combats des personnes gays, lesbiennes, bies, transgenres et intersexes.

Nous espérons une issue favorable car nous avons besoin de ce genre de média dans le paysage français. Yagg a notre soutient !

source libé


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