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Le VIH continue de ravager les Gays et les femmes transgenres

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La semaine dernière, près de 18.000 délégués se réunissent à la 21e Conférence internationale sur le sida, à Durban, en Afrique du Sud.

La générosité de l’US global AIDS et l’excellent travail effectué par les Fondations Clinton et Gates ainsi que d’autres bailleurs de fonds mondiaux ont permis de progresser dans la lutte.Au niveau mondial, environ la moitié des personnes infectées par le virus sont sous traitement antirétroviral, les nouvelles infections connaissent une baisse de 6 % et les décès dus au SIDA ont diminué considérablement au cours de la dernière décennie.

En Afrique sub-saharienne, ils sont près de 90 % à être sous traitement antirétroviral, dont 76% connaissent une suppression de la charge virale. Malgré ces progrès, beaucoup reste à faire pour lutter contre les facteurs de la vulnérabilité au VIH, particulièrement des LGBT.

Les HSH et les femmes transgenres sont plus touchés par le VIH. Même si une amélioration a été notée pour la majorité hétérosexuelle, le VIH continue de proliférer dans le milieu des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et des femmes transgenres.

Le taux de prévalence du VIH parmi les HSH est de 18% en Afrique subsaharienne, de 25% dans les Caraïbes et de 15% en Amérique ainsi qu’une grande partie de l’Asie. Au niveau mondial, on estime à 19% le nombre des femmes transgenres qui vivent avec le VIH. À cela s’ajoutent des épidémies ré-émergentes telles que les IST (la syphilis).Les causes de la prolifération du VIH dans le milieu LGBT

Manque d’éducation préventive

Selon une enquête effectuée en 2014 par le Forum mondial sur les HSH et le VIH, 78% des HSH dans le monde n’ont pas accès à l’éducation préventive sur le VIH, 72% n’ont pas accès aux lubrifiants sûrs et utilisent l’huile de table ou de la vaseline, ce qui peut déchirer les préservatifs.

La criminalisation de l’homosexualité : en Afrique, les préjugés anti-Gay et la criminalisation de l’homosexualité empêchent de nombreux HSH d’accéder à un traitement antirétroviral.En guise d’exemple, 78 pays ont criminalisé l’homosexualité en 2016, dont 38 en Afrique sub-saharienne. Au Nigeria, être Gay ou même simplement défendre les droits des homosexuels peut coûter 14 ans de prison.

Insuffisance de financement 

Selon George Ayala, Directeur exécutif du Forum mondial sur les HSH et le VIH, des 4 milliards de dollars par an déboursé par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, seulement 82 millions de dollars sont destinés aux HSH et les femmes transgenres. Jose Antonio Izazola de l’ONUSIDA estime que le besoin global de financement pour les efforts de prévention du VIH en faveur des LGBT est de 400 millions de dollars, soit cinq fois le financement réel.

Détournement de fonds

Les pays partenaires de l’ONUSIDA détournent souvent les fonds en faveur des groupes de lutte contre le VIH établis qui manquent de compétences pour servir ces populations marginalisées.

La politique de distribution des PrEP 

La prophylaxie pré-exposition (PrEP) est l’utilisation de médicaments antirétroviraux pour la prévention de l’infection au VIH. Pourtant, dans les rares pays où elle est en cours de déploiement, les HSH et les femmes transgenres sont mis à l’écart.Quelques solutions envisageables.

Pour vaincre réellement le VIH, « les gouvernements mettent fin à la criminalisation des HSH et des personnes transgenres, protègent leurs droits fondamentaux, y compris le droit aux soins préventifs. ». Les principaux bailleurs de fonds du VIH doivent également prioriser les HSH et les femmes transgenres dans la lutte contre le VIH.   


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