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LGBT : histoire de ce sigle

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Toute une histoire autour du terme LGBT

LGBT est un sigle qui désigne les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres. Utilisé depuis les années 90, il remplace le terme gay qui représentait toute la communauté LGBT.

Le sigle a vite été adopté par la majorité des médias aux États-Unis et dans les pays anglo-saxons avant de s’étendre à d’autres pays qui utilisent les mêmes initiales pour désigner cette communauté comme l’Argentine, la France ou la Turquie.

Le but de cette identification est de souligner la diversité des cultures basées sur l’identité sexuelle et l’identité de genre. LGBT fait également référence à tous ceux qui ne sont ni hétérosexuels, ni cisgenre. Il ne se limite donc pas aux seuls lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.

Pour reconnaître cette inclusion, une variante populaire ajoute la lettre Q pour ceux qui s’identifient comme queer ou qui remettent en question leur identité sexuelle. Ainsi, le sigle LGBTQ a été enregistré depuis 1996. Par ailleurs, ceux qui souhaitent inclure les intersexuées dans les groupes LGBT ont suggéré l’ajout de l’initial I pour donner le sigle LGBTI utilisé d’ailleurs dans toutes les parties du « Guide de l’activiste » du mouvement Yogyakarta Principles in Action. Certaines personnes combinent ces acronymes pour donner le terme LGBTIQ.

 

Pour la petite histoire

Avant la révolution sexuelle des années 1960, il n’y avait pas de vocabulaire commun pour désigner la non-hétérosexualité. Le terme le plus proche était  le « troisième genre » et son utilisation remonte aux années 1860. Seulement, il n’a jamais gagné une large acceptation aux États-Unis. Le premier terme largement utilisé a été « homosexuel » mais il avait à l’origine une connotation péjorative. Ainsi, il a été remplacé par « homophile » dans les années 50 et 60. C’est dans les années 70 qu’on a commencé à utiliser le terme « gay » qui a été adopté d’abord par la communauté homosexuelle. Lars Ullerstam a lancé l’utilisation du terme « minorité sexuelle » dans les années 60, en analogie au terme « minorité ethnique » pour les désigner les non-blancs.

Au fil du temps, comme les lesbiennes se sont forgé une identité plus publique, l’expression « gay et lesbienne » est devenue plus commune. La première organisation lesbienne aux Etats-Unis, les Daughters of Bilitis, s’est éclatée en 1970 en raison des différents entre les membres sur la direction que l’organisation devait suivre : se concentrer sur les questions féministes ou les droits des homosexuels.

Comme l’égalité était une priorité pour les féministes lesbiennes, la disparité des rôles entre les hommes et les femmes dans une société est considérée patriarcale. Les féministes lesbiennes ont évité le jeu de rôle de genre qui avait été omniprésent dans les bars, ainsi que le chauvinisme perçu des gays.

En conséquence, beaucoup de féministes lesbiennes ont refusé de travailler avec des gays, ou  d’adhérer à leurs causes. Les lesbiennes qui ont tenu un point de vue plus essentialiste s’estiment être nées homosexuelles et utilisent le terme « lesbienne » pour définir l’attraction sexuelle. Elles considèrent alors la démarche des séparatistes comme préjudiciable à la cause des droits des homosexuels. Les bisexuelles et les transgenres ont également demandé à être reconnus en tant que catégories légitimes au sein d’une communauté minoritaire plus grande.

Après l’exaltation du changement suite aux émeutes de Stonewall à New York, vers la fin des années 70 et au début des années 80, certains gays et lesbiennes sont devenus moins enclins à accepter les bisexuelles ou transgenres. Les critiques affirment que les transgenres agissent sur les stéréotypes tandis que les bisexuels étaient tout simplement des gays ou des lesbiennes qui avaient peur de sortir du placard et d’être honnêtes au sujet de leur identité. Chaque communauté a lutté pour développer sa propre identité, quitte à exclure les autres sous-groupes. Ce conflit est toujours d’actualité. 

Depuis 1988, les militants ont commencé à utiliser le sigle LGBT aux États-Unis. Ainsi, au sein du mouvement des gays, des lesbiennes, des bisexuels et des transgenres, les personnes ont commencé à gagner le même respect. La communauté LGBT a vu de nombreuses controverses en ce qui concerne l’acceptation universelle des différents sous-groupes. En effet, les bisexuelles et transgenres en particulier, ont parfois été marginalisées par la communauté LGBT plus grande. Quoi qu’il en soit, la communauté en général a été un symbole positif de l’inclusion sur le long terme. Progressivement, le sigle LGBT a fini par comprendre les personnes qui n’ont pas été spécifiquement identifiées dans les quatre lettres. Au fil du temps, l’utilisation du terme LGBT a aidé des individus marginalisés à être mieux acceptés dans la communauté. En 2009, l’actrice transgenre Candis Cayne a décrit la communauté de « dernière grande minorité » en notant que ses membres peuvent toujours être ouvertement harcelés.

En réponse à des années de lobbying effectué par des utilisateurs et des groupes LGBT pour éliminer la discrimination, le réseau social Facebook a élargi son choix de variantes de genre pour les utilisateurs en février 2014. En juin 2015, après que la Cour suprême des États-Unis ait ratifié la décision d’accorder le droit au mariage aux personnes de même sexe, Facebook a introduit un filtre qui a permis aux utilisateurs de colorer leur photo de profil avec les couleurs de l’arc-en-ciel pour célébrer ce moment historique.

 

Les variantes

Il est parfois difficile de se retrouver entre les différentes variantes du sigle LGBT. Il existe en effet plusieurs variantes, dont notamment le terme GLBT, qui est juste un changement de l’ordre des lettres. Bien que le sens est le même, le sigle LGBT a une connotation plus féministe que GLBT comme la lettre « L » pour « lesbienne » va en premier. Lorsqu’on ne veut pas inclure les transgenres, on utilise le sigle LGB. Parfois, on ajoute la lettre « Q » à LGBT pour inclure les « queer », les personnes qui s’interrogent encore sur leur orientation sexuelle. Parfois, le « Q » est remplacé par un point d’interrogation. Au Royaume-Uni, on écrit parfois LGB&T tandis que le Parti vert d’Angleterre et du Pays de Galles utilise le sigle LGBTIQ dans ses publications officielles.  

L’ordre des lettres n’a pas été normalisé. En plus des variations entre les positions de la lettre « L » et « G », les autres lettres, moins courantes, quand elles sont utilisées, peuvent apparaître dans un ordre presque quelconque. Ainsi, les sigles liés aux LGBTQ sont parfois qualifiés de « soupe à l’alphabet » car ils varient selon les préférences des individus et des groupes.

Les termes pansexuel, omnisexuel, fluide et queer sont considérés comme relevant du terme générique bisexuel et sont donc considérés comme faisant partie de la communauté bisexuelle. De même, les termes transsexuels et intersexués sont considérés par certains comme relevant du terme générique transgenre, bien que beaucoup de transsexuels et intersexués s’opposent à cela.

Certaines personnes intersexuées préfèrent le sigle LGBTI, tandis que d’autres insistent sur le fait qu’ils ne sont pas une partie de la communauté LGBT et préféreraient qu’ils ne soient pas inclus dans le cadre du terme. En Australie, où le terme LGBTI est de plus en plus utilisé, la législation anti-discrimination reconnaît l’intersexualité comme un attribut biologique distinct à la fois de l’identité de genre et de l’orientation sexuelle.

Le sigle SGL pour « Same Gender Loving est parfois utilisé chez les homosexuels afro-américains de sexe masculin comme un moyen de se distinguer de ce qu’ils considèrent comme les communautés LGBT dominées par les blancs. MSM (Men who have Sex with Men) est un sigle qui est surtout utilisé dans le milieu scientifique pour décrire les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes sans se référer à leur orientation sexuelle.

L’identité de genre « transgenre » a été reclassée « trans * » par certains groupes, où « trans » (sans astérisque) a été utilisé pour décrire les hommes et les femmes trans, tandis que « trans * » couvre toutes les identités non-cisgenre, y compris les transgenres, les transsexuels, les travestis, les gender queer, les gender fluid, les non-binaire, les genderfuck, les asexués, les sans gender, les troisième genre non sexuée, les deux esprits, les bigenre, les hommes trans et les femmes trans.

D’autres variantes peuvent prendre un « U » pour « incertain », un « C » pour « curieux », un « T » pour « travesti », un « TS » ou « 2 » pour les personnes « à deux esprits », ou un « SA » pour les hétérosexuels alliés. Cependant, cette dernière inclusion dans l’acronyme LGBT a été sujette à controverse, car de nombreux « alliés »  ont été accusés d’utiliser le plaidoyer LGBT pour gagner en popularité et en notoriété au cours des dernières années. Par ailleurs, plusieurs militants LGBT ont critiqué la vision d’un monde hétéronormatif de quelques-uns de ces alliés. On peut aussi ajouter un « P » pour « polyamour« , un « H » pour les séropositifs « , ou un » O « pour les autres. Par ailleurs, le sigle  LGBTIH est utilisé en Inde pour englober les « hijra » et la sous-culture connexe. Les hijra sont des femmes trans, c’est-à-dire des hommes qui se sont transformés en femme. Elles sont particulièrement nombreuses dans cette partie de l’Asie.

En réunissant toutes ces orientations, on a le sigle LGBTTQQIAAP pour lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, transsexuels, queer, questionnement, intersexués, asexués, alliés, pansexuels. Ce sigle est parfois critiqué pour être source de confusion, la question de l’ordre des lettres pose également problème. L’ajout de la catégorie « alliés » a également soulevé une controverse dans la mesure où elle s’oppose à « asexués ». Sinon, on peut aussi rencontrer le sigle QUILTBAG pour queer et en questionnement, intersexués, transgenres et bispirituels, bisexuels, asexués et alliés, ainsi que gays et genderqueer.

 

Le magazine Anything That Moves a inventé le sigle FABGLITTER pour « fétichisme (pour la communauté BDSM), alliés et polyamour, bisexuels, gays, lesbiennes, intersexués, transgenres, transsexuel engendre la révolution ou l’attraction interraciale ». Toutefois, ce terme n’a pas été beaucoup utilisé.

La Wesleyan University a utilisé le sigle LGBTTQQFAGPBDSM pour lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres, transsexuel, queer, en questionnement, flexual, asexués, gender fuck, polyamour, bondage / discipline, domination / soumission, et le sadisme / masochisme. Certains utilisent le sigle LGBT + pour signifier la communauté LGBT et les communautés liées.

Certaines recherches, menées de façon anonyme et en ligne, ont révélé que la plupart des adolescents et les jeunes adultes ont été identifiés comme « Q » pour en questionnement par rapport aux autres catégories LGBTQ. Cela peut refléter l’incertitude et les pressions externes entourant la sexualité humaine.

 

Les critiques du terme

Les sigles LGBT ou GLBT ne peuvent plaire à tout le monde. Par exemple, certains affirment que les causes transgenres et les transsexuels ne sont pas la même que celles des lesbiennes, des gays et des bisexuels. Cet argument s’appuie sur l’idée que les transgenres et les transsexuels ont à voir avec l’identité de genre, ou la compréhension d’une personne d’être ou ne pas être un homme ou une femme, indépendamment de leur orientation sexuelle. Ainsi, les soucis des LGB peuvent être considérés comme des problèmes d’orientation sexuelle ou d’attraction. Ces distinctions ont été faites dans le cadre de l’action politique dans laquelle les objectifs LGB, tels que la légalisation du mariage de même sexe et la lutte pour les droits de l’homme (qui peut ne pas inclure les transgenres et les intersexuées), peuvent être perçus comme contraires aux objectifs des transgenres et des transsexuels.

Beaucoup de personnes ont cherché un terme générique pour remplacer les nombreux sigles existants. Des mots tels que queer (un terme générique pour les minorités sexuelles et de genre qui ne sont pas hétérosexuels) et arc-en-ciel ont été proposés, mais la plupart n’ont pas été largement adoptés. Queer a beaucoup de connotations négatives pour les personnes âgées qui s’en souviennent comme d’une raillerie et d’une insulte à l’encontre de la communauté. Beaucoup de personnes plus jeunes jugent que terme queer ont une connotation plus politique que LGBT.  Par ailleurs, le terme « arc-en-ciel » rappelle les années hippies, les mouvements New Age et des groupes tels que Rainbow Family ou Jesse Jackson’sRainbow/PUSH Coalition. 

Certaines personnes préconisent les expressions minorités d’identité sexuelle et de genre inventées en 2000, minorités sexuelles de genre et de sexualité de manière à inclure explicitement toutes les personnes qui ne sont pas cisgenre et hétérosexuels. Certains prônent l’utilisation de minorités romantiques de genre et sexuelles qui incluent des orientations romantiques minoritaires et polyamour.

D’autres avancent l’utilisation d’expression comme diversités sexuelles et de genre, les orientations marginalisées, les identités de genre et intersexués et les orientations marginalisées, les alignements de genre et intersexués.  

D’un autre côté, il y a des personnes qui préconisent le séparatisme lesbiennes-gays soutenant que ces groupes devraient former une communauté distincte et séparée des autres groupes inclus dans la sphère LGBTQ. Dans certains cas, les séparatistes vont nier l’existence ou le droit à l’égalité des orientations non monosexual et des transsexuels. Cela peut s’étendre jusqu’à la biphobie publique et la transphobie. Pour contrer ce courant d’idée, Peter Tatchell de l’association de lutte pour les droits des LGBT OutRage avance que séparer le mouvement transgenre du LGB serait une folie politique.

Certains lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres n’apprécient pas la représentation d’une communauté LGBT. Ainsi, ils n’approuvent pas la solidarité politique et sociale, la visibilité ainsi que les campagnes de promotion des droits comme les marches de la Fierté. Pour ces personnes, ce genre de regroupement renforce le mythe que le fait d’être gay, lesbienne, bi asexué… rend une personne différente des autres.

Voici une vidéo intéressante si vous avez la flemme de lire tout le billet 🙂

Petit plus, vidéo abordant la signification des drapeaux LGBT:


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