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Grindr

Grindr – application de rencontre gay

Grindr – application de rencontre gay

Grindr, l’application de rencontre mythique pour les Gays

Grindr fait office d’institution dans la communauté Gay. Il s’agit tout bonnement du numéro un des application de rencontre gay avec plus de 6 millions d’utilisateurs.

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Grindr en quelques mots

Grindr est une application de rencontre géolocalisée qui s’adresse spécifiquement aux Gays et bisexuels. Son but est d’aider ses utilisateurs à faire des rencontres dans leur région. Disponible à la fois sur l’Apple App Store et Google Play, elle est proposée dans une version gratuite et en abonnement appelée Grindr Xtra.

La force de l’application est son offre de géolocalisation qui permet de trouver d’autres utilisateurs à proximité. Pour cela, elle s’appuie sur les fonctionnalités des appareils mobiles (smartphone et tablette). Ainsi, l’interface utilisateur affiche une grille de photos des hommes selon leur éloignement. En tapant sur une image, on voit le profil de cet utilisateur et on a la possibilité de discuter directement avec lui, envoyer des photos et se donner rendez-vous.

Si ce type de logiciel existe depuis longtemps, Grindr est la première du genre destinée à la communauté Gay proposée sur l’App Store. Elle est aujourd’hui devenue la plus grande application mobile de la communauté à travers le monde. Présente dans 192 pays, elle compte plus de 6 millions d’utilisateurs.

Pour la petite histoire Grindr a été lancée le 25 mars 2009 par la compagnie Nearby Buddy Finder. Son fondateur se nomme Joel Simkhai. Dès le départ, l’application a été saluée par la blogosphère Gay sur des sites tels que Queerty et Joe My God. Bien que basée aux Etats-Unis, elle a rapidement dépassé les frontières du pays de l’Oncle Sam pour gagner en popularité dans le monde entier. C’est ainsi que 3 ans après son lancement, c’est-à-dire en juin 2012, elle a passé la barre des 4 millions d’utilisateurs et est présente dans 192 pays avec 1.1 millions d’utilisateurs par jour.

Mis à part les pays comme les Etats-Unis et l’Australie, elle s’est déployée dans des régions plus réputées pour leur réticence envers la communauté Gay, comme le Moyen-Orient (Iran, Irak, Israël…). Quoi qu’il en soit, les Etats-Unis restent le pays où on trouve le plus grand nombre d’utilisateurs avec 1 558 031 en juin 2012. Par contre, pour les villes, c’est Londres qui est en tête avec 350 446. Les utilisateurs britanniques ont afflué après que Stephen Fry ait mentionné l’application dans l’émission Top Gear en 2009.

Grindr a remporté plusieurs trophées. En janvier 2011, elle a été élue Best Mobile Dating App à la cérémonie des iDate 2011. Dans la foulée, le réseau a annoncé une version pour hétéro baptisée Projet Amicus. Le 8 septembre 2011, c’est l’application Blendr qui a été proposée, un service similaire pour les personnes de toutes orientations sexuelles, avec des fonctionnalités supplémentaires destinées à faciliter les amitiés non sexuelles mais cette version n’a pas du tout rencontrons le même succès que Grindr.

En janvier 2012, elle a remporté le titre de Best Location Application à la cérémonie des cinquièmes Crunchies Awards au Davies Symphony Hall à San Francisco. Par ailleurs, l’application a été couronnée aux iDate Awards dans 2 des 12 catégories, à savoir la Best Mobile Dating App et la Best New Technology. C’était lors de la 9ème conférence de l’industrie des services de rencontre sur Internet et sur mobile à Miami. La même année en avril, elle a été élue la meilleure application de rencontre gay par les lecteurs d’About.com, dans le cadre des About.com Reader’s Choice Awards avec 74% des voix devant Are You Interested, SKOUT, Tagged, Tingle et Zoosk.

En 2011, About.com a ajouté la catégorie Meilleure application de rencontre et parmi les nominés, Grindr est le seul service à s’adresser uniquement aux homosexuels et est la première app Gay à gagner ce titre très convoité. En outre, Grindr et Blendr ont été choisis comme Official Honorees aux Webby Awards 2012 pour avoir gagné dans la catégorie Social. Sur près de 10 000 inscriptions reçues de tous les 50 Etats américains et plus de 60 pays, la distinction Official Honorees est accordée aux logiciels qui réunissent les 15% des inscriptions, ce qui est une réalisation remarquable.

En aout 2013, une version mise à jour de l’application a été publiée, obligeant les utilisateurs à créer un compte. Le but était de réduire les spams et améliorer la portabilité. Cette nouvelle version est également supportée par les écrans iPhone 5 afin que les utilisateurs sur les nouveaux appareils iOS ne voient plus les barres noires en haut et en bas de l’écran lors de son utilisation.

Le 30 septembre 2013, Grindr propose une version 2.0 et lance le logiciel à la fois sur iOS et Android. L’interface utilisateur a été repensée afin d’apporter des améliorations de stabilité. On a également une nouvelle fonction de défilement sans fin, de grandes images de grille et une boîte de réception unifiée.

Un filtre appelé Tribes Grind a aussi été introduit, permettant aux utilisateurs d’affiner leur recherche. A noter que ce filtre comprend plusieurs catégories, à savoir : Bear, Clean-cut, Daddy, Discreet, Geek, Jock, Leather, Otter, Poz, Rugged, Trans et Twink. En plus de Tribes, les utilisateurs peuvent filtrer selon l’âge.

A son 5ème anniversaire, le 25 Mars 2014, Grindr a atteint plus de 10 millions de téléchargements et a compté plus de 5 millions d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde. En Janvier 2016, la société chinoise de gaming Beijing Kunlun Tech a racheté 60% de ses parts pour une modique somme de 93 millions de dollars.

La version en abonnement Grindr Xtra est la version sans publicité. Elle utilise le service Apple Push Notification. De plus, elle propose des fonctionnalités, telles que le chargement de 300 utilisateurs à la fois, le blocage illimité d’autres utilisateurs et une navigation plus rapide entre les différents profils. Grindr Xtra permet en outre de mieux filtrer avec des critères supplémentaires, tels que l’âge, la taille, le poids, le type de corps et l’origine ethnique.

De nombreux opérateurs utilisent cette application pour fournir des informations géolocalisées sur les campagnes politiques et les points de vue des politiciens sur les questions liées à la protection des droits de la communauté LGBT.

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Grindr : les controverses et critiques

Comme toutes les applications de réseautage, Grindr n’a pas échappé aux problèmes liés à la vulnérabilité du système de sécurité. Sa version Android a recueilli un nombre important de commentaires négatifs découlant de questions non résolues. C’est ainsi qu’en août 2013, le réseau a publié une mise à jour qui oblige les utilisateurs à vérifier leurs comptes en fournissant une adresse e-mail valide et à créer un mot de passe. La cotation de l’application est ainsi passée à 3.5 étoiles à partir de janvier 2015.

En janvier 2012, les données personnelles de centaines de milliers d’utilisateurs ont été potentiellement exposées à cause d’un logiciel pirate. Grindr a intenté une action en justice et a poursuivi les améliorations pour bloquer le site responsable.

En août 2014, des chercheurs ont montré que la fonctionnalité de géolocalisation du logiciel pouvait permettre à des personnes mal intentionnées de repérer la position exacte d’un utilisateur par simple triangulation. La preuve de cette hypothèse a été publiée et plus de 2 millions de détections ont été effectuées en quelques jours. Ainsi, une personne non autorisée peut facilement trouver la position d’un utilisateur.

La communauté LGBT a indiqué que les autorités hostiles à l’homosexualité utilisent ce logiciel pour mener une chasse aux sorcières contre les Gays. Ce fut le cas en Egypte quand la police a réussi à appréhender des homosexuels grâce à l’application. En réponse, Grindr a désactivé cette fonctionnalité partout dans le monde. L’affichage de la distance qui sépare les utilisateurs a toutefois été réactivé le 10 mai 2015 sans que le problème ne soit résolu. C’est d’ailleurs ce qu’a prouvé un groupe de chercheurs en informatique de l’Université de Kyoto en mai 2016 qui a réussi à localiser exactement le journaliste du magazine Wired Andy Greenberg et ce, bien que la fonctionnalité de localisation ait été désactivée. Les chercheurs ont montré que la méthode de triangulation qu’ils ont utilisé fonctionne également sur Jack’d et Hornet.

Par ailleurs, Grindr a été critiqué pour ne pas prendre des mesures suffisantes pour empêcher la diffusion de propos blessants de la part de certains utilisateurs. Sa fonctionnalité de filtre par ethnie a également été pointée du doigt comme étant une apologie au racisme.

Pas mal de voix s’indignent par le fait que Grindr ai déshumanisé la rencontre pour ne devenir en quelque sorte qu’une machine industrielle…

Voici une petite vidéo pour montrer dans la vraie vie ce que serait Grindr :

Grindr Vendu aux Chinois

En 2015, l’application de rencontre Grindr à été vendue en majorité des parts à une compagnie Chinoise de jeux située à Pekin. L’ancien PDG est devenu minoritaire mais l’application à été valorisé à 248 milliojns de dollars. Belle opération en à 5 années d’existance.

 

Update du 21 juillet 2016 : 

Grindr : un test sur le statut VIH des utilisateurs

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Le tri des profils dans Grindr basé sur le statut VIH des utilisateurs est-il une bonne idée ?

Il semble que Grindr envisage d’ajouter une nouvelle fonctionnalité sur l’application qui permettrait aux utilisateurs de filtrer les profils selon le statut VIH.

David Myles de l’Université de Montréal a publié les captures d’écran montrant le test mené par l’application de rencontre au cours d’un forum en ligne pour des universitaires. Le blogueur séropositif Josh Robbins a affirmé avoir reçu la même enquête quand il s’est connecté sur Grindr la semaine dernière. Le bref sondage a demandé aux utilisateurs leur statut et leur avis sur un éventuel filtre basé sur le statut sur Grindr. Pour ceux qui ont répondu avoir un statut positif, mais indétectable, on leur a également demandé « qu’est-ce qui les a amenés à choisir cette option » ?

Les gays ont fait appel au sérotriage bien avant l’avènement des applications de rencontre et il est certain que de nombreux hommes ont ce genre de préférence sur leurs profils Grindr. La question est de savoir si ce filtre ne risquerait pas de créer une fracture dans la communauté?

Le filtre serait basé sur le système d’honneur, sans doute, de sorte que toute personne qui ne veut pas être stigmatisée comme séropositif pourrait simplement mentir au sujet de leur statut. Le résultat étant que les hommes responsables qui oseraient afficher leur séropositivité prendraient le risque d’être bloqués par de nombreux utilisateurs. D’un autre côté, ceux qui auraient honte ou ne connaîtraient pas leur statut constitueraient un risque élevé de propagation de la maladie.

C’est ainsi que le blogueur Daniel Reeders a indiqué que Grindr devrait renoncer à cette idée. Il parle alors d’une quarantaine numérique pour les personnes vivant avec le VIH.

D’après lui, les médicaments de prévention sont assez efficaces pour pouvoir se passer de ce genre de clivage.

 

Grindr testant actuellement des filtres sur le statut VIH de ses utilisateurs, cela commence à faire du bruit entre ceux qui souhaitent celle fonctionnalité et ceux carrément hostiles à ce type de filtre indiquant que cela est une stigmatisation

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Finissons avec une note d’humour à propos de Grindr

 

Pourquoi n’y-a-t-il pas de Grindr pour les hétérosexuels ?

Tinder n’est pas la version pour hétérosexuels de Grindr et ne le sera jamais. Pourquoi justement ces derniers n’ont pas d’application pour arranger des plans sexe ? Moira Waigel a fait sa petite enquête.

Mon ami – qu’on va appeler Henry – a pensé que nous devions commencer à aller à la salle de gym Equinox. Mais je n’en suis pas membre, donc un autre ami a insisté pour que nous allions aux Whole Foods sur East Houston à Manhattan.

Je suis intrigué. Cela ne m’est jamais arrivé d’aller dans une épicerie un vendredi soir à 18 h. Mais l’endroit était bondé. Qui sait qui se trouvait là-bas ? La ligne de caisse serpentait autour des packs de bière jusqu’à la porte. J’étais sûr à 95 % que la blonde qui se cachait sous son poncho en attendant de payer pour ses légumes était Taylor Schilling, la star d’Orange is the New Black. Je ne pouvais résister à l’envie de la suivre, alors je suis resté en jouant sur Tinder quand Henry a appelé mon nom à travers la Deuxième Avenue.

Par « jouer », je veux vraiment dire jouer, car heureusement je suis marié depuis un an et demi, et je ne recherche pas de rendez-vous, juste des personnes avec qui discuter. Mon éditeur m’a demandé d’écrire un article sur ce qui semble être une éternelle question : pourquoi n’y a-t-il pas de Grindr pour les hétérosexuels ? Grindr est cette application de rencontres pour les hommes Gays avec la réputation de faciliter les relations rapides. En d’autres termes, pourquoi, après des décennies de féminisme et de révolution sexuelle, à un moment où les taux d’infection par le VIH ne sont pas en hausse aux États-Unis et où la contraception et l’avortement sont légalement disponibles – du moins pour le moment – n’y a-t-il pas plus de service pour que les hétérosexuels puissent avoir facilement des relations sexuelles sans attaches ? Pourquoi les couples hétérosexuels n’en veulent pas ?

J’ai entendu la question de nombreuses fois avant, mais je n’ai jamais aimé les réponses. La plupart d’entre elles semblent se résumer à des stéréotypes. J’ai entendu des choses comme : les hommes Gays sont volages, les femmes hétérosexuelles sont frigides, l’hétérosexualité a été et sera toujours un triste compromis entre les hommes qui veulent obtenir le maximum de sexe en donnant le minimum d’affection aux femmes… Je pense que ces stéréotypes sont à la fois méchants et faux. Je voulais voir si je pouvais avoir de meilleures réponses.

Henry arrive et nous a préparé une expérience pour essayer de répondre à la question de mon éditeur. J’ai donc réactivé mon compte Tinder et il est allé sur Grindr. Nous avons donc passé une nuit à aller de bar en bar pour voir quelles sortes de perspectives amoureuses ou sexuelles chacune de ces applications allait nous présenter.

J’ai dit à toutes les personnes que j’ai rencontrées que je suis à la recherche d’un plan sexe. Hey, nous sommes tous ici pour quelque chose, a répondu un utilisateur de 28 ans. On sent encore de la retenue dans ce qu’il dit. La raison est que Tinder prend des photos de Facebook, or mon mari est présent dans presque toutes les miennes.  Je suis allée de l’avant et a continué de plus belle, mais quand je suis trop entreprenante, c’est silence radio.

Mon hypothèse de départ est que Tinder est le Grindr pour les hétérosexuels. Parmi les différentes applications qui ont essayé d’accaparer le marché vers 2010, Tinder semble avoir eu le plus de succès. Cependant, Henry – qui utilise les deux applications – pense qu’elles ne sont pas comparables.

« Grindr a une spontanéité que Tinder n’a pas, elle vous montre seulement les gens qui se sont connectés au cours de la dernière heure, et vous pouvez voir si elles sont encore en ligne. Cette spontanéité rend les rencontres beaucoup plus possibles qu’avec Tinder je pense ».

Grindr et Tinder sont tous les deux des applications mobiles de rencontre qui reposent sur la technologie de géolocalisation. Elles proposent des partenaires potentiels qui se trouvent près de l’endroit où se trouve un utilisateur. Grindr, qui est destinée aux hommes Gays et bisexuels, est arrivée en premier. Elle a été lancée en 2009. Tinder a suivi en 2012. Elles se ressemblent en effet, mais leurs conceptions sont différentes. Tinder affiche une seule personne à la fois, tandis que Grindr présente une grille d’utilisateurs actifs, classés selon leur distance.

« Grindr est différent à New York », a souligné l’ami qui a recommandé Whole Foods. « Partout ailleurs, on raisonne en miles. À New York, c’est en pieds ». C’est vrai. Au moment où Henry et moi nous sommes installés dans un bar, l’application a montré 179 utilisateurs actifs qui étaient à moins de 10 minutes à pied. L’un d’eux qui est particulièrement mignon s’est trouvé à moins de 20 pieds, mais Henry a secoué la tête. « Tu ne le trouveras jamais. Il peut être n’importe où. Il pourrait vivre dans l’un des appartements à l’étage. Il pourrait être dans la rue en train de marcher ».

Henry semble avoir raison sur la spontanéité. Mes efforts timides sur Tinder n’ont pas généré assez de données. Donc, j’ai laissé mon application et je suis allée sur Facebook pour discuter avec une douzaine d’amis et d’autres qui ont accepté de me parler sur les applications qui permettent aux hommes de chercher des hommes. Au fil des discussions, je commence à réaliser le problème avec notre petite expérience.

Un ami, dans la vingtaine, qui travaille actuellement à l’Université du Michigan, a expliqué dans un message Facebook :  » Il y a une sorte de hiérarchie sexualisée qui est bien comprise entre les différentes applications. Je ne connais pas des Gays qui naviguent numériquement sur OkCupid. Mais ce n’est pas du tout rare sur Grindr, Jack’d ou Scruff ». Il a ajouté que pour les hétérosexuels, les applications sont soit pour un très large public soit pour les personnes qui recherchent une relation sur le long terme, plus que des rapports sexuels occasionnels.

Pour les utilisateurs qui vont sur Grindr pour la première fois, il y a un lexique entier à apprendre. Réguliers, FWB, rôle, maintenant, regarder, POZ, accroché, BB. Il découvre également que les photos de profil sont disposées, comme les tuiles, dans une grille selon la proximité (avec des filtres par exemple, l’âge).

Dès le début, comme je l’ai dit, j’étais sceptique par rapport à la question de mon éditeur : Pourquoi n’y a-t-il pas de Grindr pour les hétérosexuels ? Pourquoi n’y a-t-il pas de quorum pour hétéros qui ne veulent que du sexe ? Dans la recherche que j’ai mené pour mon livre Labor of Love, j’ai trouvé qu’il y avait d’innombrables variétés d’applications qui permettent d’avoir des communautés et des cultures sexuelles. Par exemple, en novembre dernier, j’ai interviewé un groupe de femmes trans. Elles ont indiqué qu’elles utilisent Facebook pour faire toutes sortes de rencontres.

Une trentenaire afro-américaine raconte être déjà sortie sans le vouloir avec un homme cis. Elle a indiqué que le gars était ami avec plus d’une centaine de transsexuelles sur les réseaux sociaux. Il était en fait l’un d’eux.

Dans des discussions sur les applications de rencontre, j’ai souvent entendu des amis comparer les comportements des hommes et des femmes. Il en est de même pour les Gays et les hétérosexuels. D’une manière générale, les propos reprennent surtout sur des préjugés, comme celui qui veut que les Gays soient plus ouverts sur le sexe que les femmes.

Nous sommes habitués à penser le sexe et l’amour comme des choses éternelles et immuables. Les entrepreneurs dans les NTIC Tech ont donc espéré faire fortune en se basant sur des désirs humains et des comportements éternels. Ce ne sont que des fantasmes. Les histoires d’amour, le sexe et les rencontres montrent que nos croyances sur le romantisme et ses rituels changent beaucoup plus considérablement au fil du temps que nous le pensions. Aussi récemment qu’en 1905, des chroniqueurs ont dit aux jeunes hétérosexuels que l’intérêt romantique devait toujours être initié par les femmes et leurs parents. Plus récemment, on a dit aux LGBT que leurs désirs étaient dangereux, déviants et que cela pouvaient les rendre malades.

Mais les applications de rencontres qui fonctionnent bien ne le sont pas, parce qu’elles ne capturent pas toute l’essence du genre ou de sexualité. Il n’y a pas une façon unique dans la manière dont les hommes ou les femmes désirent.  Chaque personne a sa propre sexualité. Toutes les applications de rencontres qui réussissent recréent des versions des anciennes institutions et anciennes expériences de rencontres dans une nouvelle forme, numérique et en réseau. Et ce que Grindr cherche à reproduire, ce sont les sites de libération des LGBT, les bars Gays, les saunas ainsi que les salles de gym.

On peut le voir dans la façon dont les nouveaux venus sont mis en avant. On peut également le voir dans la manière dont les profils sont représentés avec des photos très évocatrices. Quelques amis avec lesquels j’ai discuté déplorent le fait que ces applications ont remplacé les bars physiques qui constituaient une institution importante dans l’émancipation de la communauté LGBT dans les années 60 et 70. Henri a souligné qu’aujourd’hui, dans les bars Gays, l’application établit un nouveau type de réseau social sur un ancien. Un espace d’interaction réel et virtuel.

« Aujourd’hui, la plupart des hommes qui vont dans les bars Gays seuls, qu’ils soient des locaux ou des touristes avec des plans de données mobiles, sont sur Grindr lorsqu’ils sont au bar, au lieu d’interagir directement avec de nouvelles personnes autour d’eux », a indiqué Henry. Il ne sait pas si cela est bon ou mauvais.

Les utilisateurs de ces applications construisent sur ces institutions préexistantes qui ont été créées à travers des décennies voire des siècles de développement une tradition. Ces endroits avaient des protocoles particuliers, différents de ceux des bars classiques.

Beaucoup d’entrepreneurs ont vu le potentiel commercial des subcultures sexuelles. Ils se sont développés et ont cherché à les rendre grand public c’est-à-dire, en faire des versions hétérosexuelles. Par exemple, le fondateur du TGI Friday, le premier bar pour célibataires des États-Unis, s’est inspiré des bars Gays en plein essor qu’il a vus dans le le West Village dans les années 60. Son bar Gay pour les hétérosexuels a fait sensation pendant un certain temps avant d’être franchisé. C’est devenu l’endroit le moins sexy du monde.

Voilà pourquoi je me suis trompée. Tinder n’est pas le Grindr pour hétérosexuels et ne le sera jamais.

Grindr pour le meilleur et/ou le pire

Update du 13 août 2016

JO de RIO : un faux compte Grindr out des athèles

« L’autre discipline olympique de Rio : le « swipe » ». Sous ce titre, le Daily Beast publiait ce jeudi matin un article pour lequel le journaliste s’est inscrit sur Grindr, l’application de rencontres gays, afin de débusquer les athlètes qui l’utilisent pendant les Jeux olympiques de Rio. En racontant ses « matches » avec des sportifs, le journaliste révélait l’homosexualité de certains athlètes provenant de pays où l’homosexualité est encore réprimée et les exposait ainsi à des problèmes à leur retour.

Le Daily Beast s’excuse et retire l’article

L’article a été vivement critiqué sur les réseaux sociaux et par d’autres médias. Accusé d’être « d’une condescendance scabreuse », de n’apporter aucune information aux lecteurs ou encore de se moquer des gays, l’article a aussi été accusé de mettre sérieusement en danger les athlètes qui pouvaient être reconnus grâce aux indications physiques données par l’auteur.

Pour parer aux critiques, le site américain a supprimé de l’article les indications permettant d’identifier les athlètes cités. Mais cela n’a pas suffi : ce jeudi soir, l’article a été retiré, et un édito explique ce choix. « L’article n’avait pas pour but de heurter ou de nuire aux membres de la communauté LGBT, mais l’intention n’a pas d’importance, les conséquences en ont. Nous espérons que retirer cet article, qui ne correspond pas à nos valeurs et à nos aspirations journalistiques , démontrera que nous prenons au sérieux notre erreur », écrivent les rédacteurs en chef.

 

Nouvel Update du 24 août 2016

Grindr innove pour soutenir les LGBTQI

L’application de rencontre Gay, Grindr, a créé sa propre collection de vêtements nommée Varsity.

Grindr n’est pas à son premier essaiDans le passé, l’application avait travaillé en collaboration avec Diesel et J.W. Anderson pour faire sortir une gamme de vêtements. Maintenant, elle crée sa propre collection.La marque Varsity dispose de 29 gammes de vêtements de sport composées de shorts, de joggers, de tops et des maillots de bain.

Les motifs des vêtements font appel à l’inspiration de la communauté LGBTQI+ et aux motifs grecs.Le but du lancement de la collectionGrindr a lancé sa collection pour sensibiliser les gens et amasser des fonds pour « Athlete Ally  et Principle 6 Campaign » qui sont des organismes de bienfaisance qui œuvrent en faveur des LGBT. »Principle 6 Campaign » lutte contre les lois anti- homosexuels et la discrimination anti- LGBT qui vont à l’encontre des valeurs olympiques d’inclusion en Russie.Quand à « Athlete Ally », il a été créé pour sensibiliser, éduquer et fournir des outils pour aider à promouvoir l’inclusion dans les sports aux USA.r son site spécialement dédié : grindrstore.com


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