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Pourquoi les «Gay Games» ne s’appellent pas les «Gay Olympics» ? Histoire….

Pourquoi les «Gay Games» ne s’appellent pas les «Gay Olympics» ? Histoire….

Aux Etats-Unis ou en France, des lois précisent que le comité olympique national est dépositaire du terme «olympique»

Il est exact que les «Gay Games» (qui se déroulent actuellement à Paris) devaient initialement s’appeler les «Gay Olympics». Mais quelques semaines avant le lancement de la première édition de ces jeux, à San Francisco en 1982, le comité olympique des Etats-Unis (USOC) avait intenté un procès aux organisateurs de l’évènement, obtenant une injonction de la justice interdisant l’usage de la mention «olympique».

La position du comité olympique américain avait été perçue à l’époque comme ouvertement homophobe par les activistes des droits homosexuels aux Etats-Unis, qui avaient souligné que le comité avait été moins sourcilleux pour des évènements comme les «Special Olympics», les «Police Olympics» voire les «Dog Olympics».

«Je ne vois pas pourquoi ils nous attaquent, et encore moins comment un comité peut utiliser un mot utilisé il y a 2500 ans et décider que personne ne peut l’utiliser pour ses jeux», avait réagi Tom Waddell, le fondateur des Gay games, ex-athlète (6e du décathlon lors des JO de 1968), et militant actif de la cause LGBT.

La décision de justice était fondée sur une loi de 1978 (Amateur Sports act) régissant le sport amateur, qui donnait notamment au comité olympique américain le droit d’interdire les usages commerciaux et promotionnels du terme «olympique». 

Le texte autorise le comité olympique américain à intenter un procès pour atteinte à une marque déposée contre toute personne usant à des fins commerciales ou promotionnelles le symbole olympique, ainsi que les mots «olympiades», «olympiques» ou encore la devise «citius, altius, fortius» (plus vite, plus haut, plus fort). (1)

Pendant cinq ans, Waddell s’est battu pour inverser la décision, estimant qu’elle était homophobe, et violait le premier amendement de la Constitution américaine en confisquant l’usage d’un mot. En vain. En 1987, la Cour suprême des Etats-Unis a donné raison au comité olympique américain, estimant que la protection de la marque n’était pas contraire au premier amendement de la Constitution, rejetant aussi l’accusation de discrimination formulée par Waddell et ses avocats. Tom Waddell est mort du sida deux semaines après la décision. 

En France, le CNOSF est dépositaire des mots : «Jeux Olympiques», «olympisme», «olympiade», «olympique», «olympienne», «olympien»
Cet épisode illustre le combat global du mouvement olympique pour protéger ses symboles. La règle 7 de la Charte olympique désigne comme «propriétés olympiques» le symbole olympique ainsi que le drapeau, la devise, l’hymne, les termes «Jeux olympiques» ou «Olympiade», ou encore la flamme et les torches olympiques. La charte affirme que «l’ensemble des droits sur les propriétés olympiques, ainsi que tous les droits d’usage y relatifs, sont la propriété exclusive du CIO».

Plusieurs pays ont adopté, comme les Etats-Unis, des textes protégeant les «propriétés olympiques». C’est notamment le cas de la France. L’article L.141-5 du Code du sport précise :

Le Comité national olympique et sportif français est propriétaire des emblèmes olympiques nationaux. Il est également dépositaire : des emblèmes, du drapeau, de la devise et du symbole olympiques ; de l’hymne olympique, des termes «jeux Olympiques», «olympisme» et «olympiade» et du sigle «JO», des termes «olympique», «olympien» et «olympienne», sauf dans le langage commun pour un usage normal excluant toute utilisation de l’un d’entre eux à titre promotionnel ou commercial ou tout risque d’entraîner une confusion dans l’esprit du public avec le mouvement olympique.

Le comité international olympique (CIO) dispose par ailleurs d’un instrument juridique international exceptionnel. Adopté en 1981 et administré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), le Traité de Nairobi (non ratifié par la France) porte spécifiquement sur la protection du symbole olympique et oblige chaque État l’ayant ratifié à en interdire l’utilisation à des fins commerciales.

(1) La version actuelle du texte, modifiée en 1998, continue d’accorder au comité olympique l’usage exclusif du terme.

Source : checknews


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