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Boyz magazine fête ses 25 ans

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Un ancien rédacteur en chef de Boyz revient sur le premier quart de siècle du magazine gay londonien.

Le magazine londonien Boyz célèbre son 25ème anniversaire cette semaine. La sortie de ce titre révolutionnaire coïncide avec la Pride de Londres de 1991. On doit son lancement aux éditeurs et partenaires David Bridle et Kelvin Sollis, qui sont également les propriétaires du journal LGBTI Pink Paper.

Dans un éditorial dans l’édition de cette semaine, Bridle, qui possède encore le titre, a été invité pour parler du magazine.

Le Pink Paper et le rival Capital Gay couvraient surtout la politique, les actualités et les manifestations LGBTI mais s’intéressaient peu à la scène commerciale gay. Boyz était donc censé combler cette lacune et refléter ainsi la vie des lecteurs. Bridle affirme que chez Boyz, on ne s’est jamais caché sur le fait que le magazine était pour tout le monde, du petit caissier de Sainsbury qui veut planifier son weekend aux enseignants ou aux banquiers qui veulent se détendre. Pour lui, cela a été une idée lumineuse. « Il y a eu des moments où applaudir les hommes gays a été plus important que les amener à l’extérieur du Parlement pour brandir des banderoles », a écrit Bridle.

Boyz a pris un ton plus insolent, effronté et humoristique tout au long des années 90, mais n’a jamais oublié d’encourager ses lecteurs à prendre soin d’eux-mêmes. Pour preuve, le magazine a toujours fait des questions sur la santé sexuelle et le VIH ses sujets d’articles. Le titre est alors passé de journal au format magazine, et est devenu national. Il est distribué dans tous les hauts lieux gays d’Aberdeen à Plymouth. Depuis plusieurs années, il a été la publication gay la plus connue au Royaume-Uni.

Parmi les caractéristiques du magazine, ses contenus hot relatant les exploits sexuels des lecteurs comme « Freak of the Week », interview avec un fétichiste, le journal de Rigid Boner (confession d’un steward gay) ou le Smash Hits qui s’intéresse aux célébrités.

Pour Simon Gage, un ancien rédacteur en chef du magazine, ce qui a démarqué Boyz à l’époque, c’était sa célébration du fait d’être gay. « Les autres publications relataient les crimes commis contre nous — et ils étaient nombreux — donc nous avons pris la décision consciente de montrer combien il était amusant d’être gay en termes de sexe, de sortie, de musique et de mode « , a-t-il indiqué. Quoi qu’il en soit, il a ajouté que le magazine se souciait des problèmes des gays notamment en faisant la promotion des rapports sexuels protégés. « Mais nous ne voyons pas pourquoi une protestation ne pouvait pas être amusante ou pourquoi une information sur la santé ne pouvait pas être sexy ».

Boyz a célébré son anniversaire par une fête à Londres au Clubbing G-A-Y.

Le promoteur du club, Jeremy Joseph, est de cet avis qu’il était vraiment innovant au moment de son lancement. Aucun magazine n’était comme lui. D’après lui, les gens ont oublié que la scène n’est pas basée uniquement à Soho, mais elle s’étend un peu partout dans les bars.

Boyz est donc arrivé et a couvert ces différents aspects en s’adressant de manière plus directe au public. Pour lui, le 25e anniversaire du magazine est une réussite majeure.

Le magazine n’a toutefois pas manqué de couvrir des événements plus dramatiques. En septembre 1999, une couverture et un dossier ont été dédiés aux victimes du pub Admiral Duncan à Soho après que trois personnes aient été tuées et de nombreuses autres blessées dans un attentat à la bombe.

Pour le successeur de Simone gage, ses souvenirs à la tête de Boyz sont marqués par les fêtes, les stars de la pop, les conférences de rédaction… Mais ce qu’il a le plus retenu, ce sont les commentaires chaleureux de la part des lecteurs.

Comme de nombreux magazines, Boyz fait face au défi du 21e siècle avec l’avènement de l’Internet. Le web et les smartphones ont changé la scène gay et comment les hommes se rencontrent et interagissent entre eux. Boyz a cessé sa distribution au Royaume-Uni au début des années 2000, mais a continué à être une scène de l’univers gay à Londres, couvrant les clubs, les bars et les personnalités gay.

Bridle estime que même dans le monde numérique de Facebook, Twitter et Grindr, il y aura toujours une place dans la vie des gays de Londres pour Boyz. On affirme d’ailleurs chez le magazine que le titre continue d’évoluer en s’assurant de ne rien rater des actualités et des nouveautés dans la communauté LGBT aussi bien dans le théâtre que dans les arts.

 

Quelques cover du magazine Boys a qui nous souhaitons bon vent pour ces 25 prochaines années 

 


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